NUOMAAC – Conseil consultatif national sur les matériaux d’huile et d’antigel usagés

Le 28 septembre 2004 à Kelowna, en Colombie-Britannique, cinq associations de recyclage de matériel associé aux huiles usagées ont étendu leurs relations de coopération pour créer le Conseil consultatif national sur les matériaux d’huile usagée (NUOMAC − National Used Oil Material Advisory Council). Cet organisme coordonne les initiatives de recyclage des huiles et antigels usagés dans l’ensemble du Canada et fait la promotion de normes nationales uniformes pour ce programme de recyclage géré par l’industrie, couronné de succès et unique en son genre.

Les associations à but non lucratif qui ont participé à la fondation de l’organisme en 2004 provenaient de la Colombie-Britannique, de l’Alberta, de la Saskatchewan, du Manitoba et du Québec, les associations du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard s’y étant jointes respectivement en 2014 et 2015. Les matériaux récupérés sont l’huile usagée, les filtres à huile usagés, les contenants et seaux en plastique usagés pour huiles/antigels/fluide d’échappement diesel (FED), ainsi que les contenants aérosols au Québec, au Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard. Pour connaître par province les produits désignés avec redevances environnementales applicables pour le recyclage. Cliquez ici.

L’huile usagée est la plus importante source de déchets recyclables dangereux au Canada. Il faut donc s’assurer qu’elle soit disposée de manière appropriée. Depuis le lancement du premier programme en 1997, ce modèle de recyclage a été adopté sur la majorité du territoire canadien. L’objectif est de mettre en place des programmes pleinement intégrés dans toutes les provinces et tous les territoires du pays.

En 1988, à la demande du Conseil canadien des ministres de l’Environnement (CCME), l’Institut canadien des produits pétroliers (ICPP) a instauré un groupe de travail sur le recyclage des matériaux associés aux huiles usagées. Il en est né un modèle de programme géré par l’industrie et approuvé par le gouvernement, programme reconnu mondialement pour son efficacité environnementale, économique et socio-économique.

Un litre d’huile usagée peut contaminer un million de litres d’eau potable. Depuis ses débuts, le programme a permis de récupérer, recycler et réutiliser des millions de litres d’huile et d’antigel usagés, des millions de kilogrammes de contenants en plastique et des millions de filtres. Rien de ce qui est ainsi récupéré ne se retrouve dans des sites d’enfouissement. Dans la plupart des provinces, on n’épand pas d’huile usagée sur les routes.

Dans le cadre du programme, un réseau de points de collecte a été mis en œuvre. Le programme n’est pas financé par une taxe gouvernementale, mais par une redevance environnementale imposée à tous les détaillants, grossistes ou premiers importateurs de produits lubrifiants, y compris les filtres, l’antigel et les contenants en plastique.

Cette redevance est versée aux organismes, gestionnaire du programme, des provinces où l’entreprise exerce ses activités.

Les récupérateurs et les recycleurs privés reçoivent des subsides pour la collecte et la livraison à des installations de recyclage approuvées par le gouvernement où les matériaux sont transformés en de nouveaux produits.

À Saskatoon (Saskatchewan), au printemps 2015, en raison de l’addition des matériaux d’antigel usagé à plusieurs réseaux de collecte provinciaux, le Conseil a modifié son nom pour le « National Used Oil Material and Antifreeze Advisory Council » (NUOMAAC).

Des représentants des programmes de gestion des huiles usagées (UOMA) provinciaux, y compris des membres du personnel, des présidents de conseils et d’autres intervenants, se rencontrent régulièrement pour passer en revue les programmes et les meilleures pratiques.