Dans le but de comprendre les possibilités et les limites de la récupération des produits, l’UOMA a lancé une série d’études à travers le Canada afin d’obtenir des données suffisantes pour actualiser les taux d’antigel récupérables à l’échelle nationale.

Deux études ont été menées dans plusieurs provinces canadiennes. La première, en 2011, a été commandée à Dessau et NI Corporation par la SOGHU afin d’évaluer le potentiel d’antigel récupérable dans chacune des sept provinces concernées. L’étude a conclu en suggérant que les taux d’antigel récupérables variaient de 38 % à 48 % selon la province et les méthodes de calcul utilisées. En 2018, une deuxième étude a été menée par les UOMA canadiennes, qui l’ont commandée à Chamard Stratégies Environnementales (fusionnée avec la Division des services de conseils de NI Corporation) dans l’espoir de mettre à jour et, si possible, de quantifier ce potentiel récupérable en fonction de données plus récentes concernant les principales catégories d’utilisateurs. Les secteurs pris en considération par l’étude étaient ceux de l’automobile, des transports routiers et autres. Dans ce contexte, Chamard a évalué l’antigel potentiellement récupérable pour l’année de référence 2018. L’étude a conclu en suggérant des taux variables d’antigel récupérable allant de 41 % à 69 % selon la province et les méthodes de calcul utilisées. Ce résultat suggère qu’il y a eu très peu de changements dans les pratiques de l’industrie et les systèmes de refroidissement des véhicules au cours des 10 dernières années au Canada.

De plus, l’étude a révélé deux situations spécifiques dans lesquelles l’antigel n’est pas comptabilisé par les associations. La première a trait au volume d’antigel récupéré dans l’huile usagée. Bien que l’antigel ne représente que 1 % du volume d’huile usagée récupéré, ce pourcentage d’un point est très significatif compte tenu de la différence entre la quantité d’antigel en circulation par rapport à celle d’huile. La présence d’antigel dans l’huile usagée peut s’expliquer, en partie, par les mauvaises habitudes des générateurs qui mélangent tous les liquides générés dans le cadre de leurs opérations. Cette portion est considérée comme récupérable parce que des pratiques appropriées peuvent être mises en place afin d’accumuler l’antigel séparément. En outre, une quantité importante d’antigels non comptabilisés provient des volumes récupérés par les recycleurs de véhicules. Le calcul basé sur un plus grand nombre de répondants montre qu’une moyenne nationale de 13,2 % des antigels transitant par des recycleurs de véhicules sera revendue sans jamais être récupéré et valorisé par l’un des programmes de l’UOMA.

Les UOMA s’efforcent d’obtenir de meilleurs résultats et de s’adapter à une industrie en évolution. Chaque province fait face à ses propres circonstances, et à l’avenir d’autres études pourraient être menées par les UOMA provinciales afin d’obtenir une évaluation plus personnalisée de la situation à l’échelle provinciale spécifiquement.

À la lumière des résultats de ces études, et en utilisant les données qu’elles fournissent, les UOMA seront en mesure de s’attaquer efficacement au problème de récupération d’antigel. Avec une idée plus claire d’où se trouvent les lacunes et des volumes qu’elles représentent, les associations ont maintenant une meilleure compréhension d’où elles doivent concentrer leurs efforts de sensibilisation. Elles s’adresseront aux générateurs et aux recycleurs de véhicules pour promouvoir de meilleures pratiques afin d’avoir un impact direct sur les volumes d’antigel usagés récupérés à l’avenir.